Définition proche-aidant familial et concept de fardeau

Publié le 28 février 2022
Définition proche-aidant familial et concept de fardeau

Le vieillissement de la population est une problématique qui n’épargne pas notre ile. Avec 225 000 personnes âgées en 2030 contre 132 000 en 2016, la Réunion comptera deux fois plus de séniors dans les années à venir. Notre département souffre d’un défaut d’équipement en termes d’infrastructures pour accueillir ce public fragile. Et les personnes âgées préfèrent vieillir chez elles ou elles ont leur repère et leurs habitudes.

Définition

Un nouveau rôle se construit autour de la dépendance engendrée ou non par le vieillissement, celui du proche-aidant. La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement donne une définition du proche aidant d’une personne âgée : « Est considéré comme proche aidant d’une personne âgée : son conjoint, le partenaire avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité ou son concubin, un parent ou un allié, définis comme aidants familiaux, ou une personne résidant avec elle ou entretenant avec elle des liens étroits et stables, qui lui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne. » (art. L. 113-1-3 du CASF.) 

En écho a cette définitions, le proche-aidant est souvent une femme. Il est actif et cumule son travail, sa vie de famille et son rôle d’aidant. La charge que représente l’aide apportée est souvent très lourde, on parle alors de fardeau de l’aidant. Ce fardeau est d’autant plus lourd que l’état de santé de l’aidé est précaire. L’aide à apporter en devient plus conséquente en termes d’heures et d’implication personnelle. Le proche-aidant, animé par sa mission, tend parfois à s’oublier lui-même. L’impact sur sa vie personnelle, professionnelle et sur sa santé est non négligeable. Pour honorer son devoir, le proche-aidant délaisse ses propres activités, ses rendez-vous médicaux, sa vie sociale et parfois sa vie familiale. Cette charge a porter, associée à un état de santé précaire de l’aidé peut conduire à un état de l’épuisement de l’aidant. Jusqu’à la rupture et à l’entrée en institution de la personne âgée et à la franche dégradation de l’état de santé de l’aidant.

La perte d’autonomie d’un proche est un sujet qui tôt ou tard, nous concernera tous. L’entrée dans une situation de dépendance est un évènement de vie marquant pour une famille, qu’il soit brutal ou plus insidieux. Dans tous les cas, les bouleversements au sein de la structure familiale ou au sein du couple que la dépendance engendre ne sont pas sans conséquences. L’équilibre relationnel et les repères sont rompus au sein de la famille. L’aidant endosse un rôle pour lequel il n’a aucune formation, celui de soignant. Cet équilibre devient précaire et il convient alors de soulager l’aidant, afin de prévenir une institutionnalisation de l’aidé.

Repérer, prévenir et intervenir

Il convient de repérer pour mieux prévenir cet état d’épuisement. Différents outils existent comme la grille de Zarit utilisée en gériatrie pour mesurer la pénibilité ou le fardeau de l’aidant.

Pour le volet préventif, faire appel à des professionnels de premier recours doit être encouragé tout en déculpabilisant l’aidant. L’ADVF a toute sa place au domicile, à la fois pour l’accompagnement de la personne âgée mais aussi pour soulager l’aidant. On comprend alors toute l’importance de son rôle au quotidien. Mais ce rôle doit être mieux envisagé et mieux compris par la société et par les familles. Le recours à ces professionnelles est une alternative aux problématiques liées à la prise en charge de nos ainés à leur domicile.

Les campagnes d’information, les ateliers de soutien, les groupes de discussion, la reconnaissance du statut d’aidant non professionnel et les aides financières sont autant de pistes à explorer et à encourager.

Les démarches administratives qui incombent à l’aidant sont multiples et parfois complexes. Des aides et des dispositifs existent, mais les familles ne sont pas correctement informées de leurs existences et se perdent dans ce mille-feuilles. Un guichet unique, une centralisation des démarches et une information plus claire sont autant de pistes à explorer afin d’accompagner les proches-aidants au mieux.

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